Santiago 73, post mortem{Post mortem}
Acteurs
avec Antonia Zegers, Alfredo Castro, Jaime Vadell, Amparo Noguera, Marcelo Alonso, Marcial TaglePitch
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Acteurs :
- : Nancy Puelmas
- : Mario Cornejo
- : Docteur Castillo
- : Sandra Carreño
- : Victor
- : Capitaine Montes
Equipe du film :
- : Pablo Larrain
- : Pablo Larrain
- : Mateo Iribarren
- : Sergio Armstrong
- : Andrea Chignoli
- : Juan de Dios Larrain
- : Ruth Orellana
Date de sortie :
- inédit
Informations techniques :
- Couleur
- Long metrage
- Spanish
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
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Studio Ciné Live
" Chacun de ses cadres porte en lui une tension palpable et vibre d'une sourde violence, faisant de sa mise en scène une expérience formelle intrigante, volontairement dérangeante. En effet, l'ambiance se charge d'électricité à mesure que le récit avance. Si le spectateur se croit autorisé à la torpeur, c'est pour mieux se voir ôter tout système de défense. Ainsi, à travers les errances de Mario, citoyen invisible, amoureux solitaire et travailleur besogneux en blouse blanche, le film met à distance le spectaculaire, fait entrer l'histoire par inadvertance pour mieux nous confronter avec elle. Une réussite. "
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Télérama
" Fascinant, certainement. Fasciste ? Pas encore. Bienvenue dans le cinéma symbolique de Pablo Larraín, qui marie la petite et la grande histoire. Celle d'un homme léthargique et d'un pays hanté par le putsch de Pinochet et de ses trois mille disparus. En 1973, Pablo Larraín n'était même pas né, et c'est peut-être ce qui lui permet de transfigurer ainsi les faits, non en militant, mais en poète. "
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Première
" A travers le point de vue du personnage principal, se dessine une subtile et parfois fascinante évocation des aspirations et des désillusions de la société chilienne toute entière. "
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Le Monde
"Comment sombre-t-on dans l'abjection fasciste : telle est la seule question que se pose et que nous pose Santiago 73 à travers le personnage grisâtre de Mario, être fondamentalement immobile dans une réalité en mouvement, d'autant plus docile à la monstruosité de l'Histoire. La vertu du film est de suggérer cette réponse, non par la dissertation philosophique et le débat d'idées, mais par la mise en scène d'un climat et la trajectoire lacunaire, dérisoire, accablante, d'un anonyme. Pablo Larrain prend à cet égard tous les risques."
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Le Nouvel Observateur
" En septembre 1973, au Chili, un légiste est chargé d’autopsier un cadavre encombrant. Celui de Salvador Allende. Mario, insignifiant fonctionnaire, amoureux d’une danseuse de cabaret, se voit ainsi confronté à l’histoire. Ce corps sans vie, est-ce celui de son pays ?
Pablo Larraín, qui n’était pas né lors des événements (il a 34 ans), a un style bien particulier : plans fixes, plans fixes, plans fixes. Du coup, le film a une lenteur méditative qui peut séduire ou irriter, c’est selon. Troisième film de ce réalisateur (seul le deuxième, Tony Manero, est sorti en France), Santiago 73 est à la fois une œuvre politique, une réflexion sur le pouvoir et une mélancolique élégie sur les amours impossibles. Le fantôme d’Allende n’a pas fini de hanter le cinéma d’Amérique latine… "
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Libération
" Si le film de Pablo Larraín, qui se déroule à Santiago du Chili en septembre 1973, avant et après le coup d’Etat de Pinochet, est glaçant, c’est au moins autant en raison de sa forme que de l’histoire qu’il raconte. Corps figés, lumières blafardes, diction lente, tout semble renvoyer au «post mortem» du titre ; si la Nuit des morts vivants n’avait pas déjà été pris, il aurait pu très bien servir ici.
Un film d’horreur donc, d’autant plus dérangeant qu’il ne se revendique pas du genre et qu’il aborde l’histoire de façon incongrue, en laissant hors champ l’événement principal : le coup d’Etat du 11 septembre 1973. Le Santiago de Pablo Larraín est sinistre avant, pendant et après le déchaînement de la terreur militaire ; et d’autant plus qu’il brouille volontairement la chronologie. Broyé d’avance en somme, comme les premières images, filmées à hauteur des chenilles d’un char avançant dans une rue déserte.
(...) Pablo Larraín se garde bien d’élargir le champ de la caméra : aucune image du palais de la Moneda bombardé ou des rafles de militants de gauche : «Pourquoi montrer quelque chose que tout le monde connaît ?» explique-t-il. Seul changement dans la routine : les cadavres criblés de balles s’amoncellent à l’institut médico-légal. Pour Mario, c’est presque une chance (...) les forces armées sauront apprécier son dévouement (...)Du coup d’Etat, Pablo Larraín montre aussi ce que personne n’a jamais montré, et pour cause : l’autopsie de Salvador Allende, entre deux rangées d’officiers supérieurs impassibles. Une scène placée exactement au cœur du film, qui scelle pour Mario, sans qu’il le sache, le basculement définitif dans l’inhumain.
Traquée par la police, Nancy se cache dans une cave, au fond du jardin de sa maison. Mario lui apporte des cigarettes, de quoi manger, mendie ses caresses en échange et supporte l’humiliation de la trouver un matin avec son amant, militant communiste en fuite. Tout est alors en place pour un dénouement plus glauque encore que tout ce qui précède.«J’ai décidé,dit Larraín, de tout faire en plan fixe afin de s’installer dans un temps mort, quasi inerte, pour observer les faits avec précision, à l’horizontale, comme si le monde se livrait sans ciel, sans dieu ni terre.» Mission accomplie."

























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