Films

Le ciel est à vous

Réalisation

de Jean Grémillon - France - 1943 - 1h45min

Acteurs

avec Madeleine Renaud, Charles Vanel, Jean Debucourt, Léonce Corne, Raymonde Vernay, Anne Vandenne, Michel François, Raoul Marco, Albert Rémy, Robert Le Fort

Pitch

Après avoir été expropriés pour la création d'un terrain d'aviation, le garagiste Pierre Gauthier, sa femme Thérèse et leurs deux enfants viennent s'installer en ville. Le nouveau garage prospère, mais bientôt, Pierre est incité par un ami, président de l'aéroclub local, à passer son brevet de pilote. Il délaisse bientôt sa famille et son métier pour sa nouvelle passion. Rapidement Thérèse contracte elle aussi le virus de l'aviation et passe son brevet. Mordus, ils achètent un avion et accumulent les coupes locales. Thérèse qui a décidé de s'attaquer à un record de distance, s'envole, puis disparaît sans laisser de traces...

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Acteurs :

  • : Thérèse Gauthier
  • : Pierre Gauthier
  • : M. Larcher
  • : Dr Maulette
  • : Mme Brissard
  • : Lucienne Ivry
  • : Claude
  • : Noblet
  • : Marcel
  • : Robert

Equipe du film :

  • : Jean Grémillon
  • : Albert Valentin
  • : Charles Spaak
  • : Louis Page
  • : Jean Putel
  • : Max Douy
  • : Louisette Hautecoeur

Date de sortie :

  • inédit

Informations techniques :

  • Noir et blanc
  • Long metrage
  • Français

Bandes annonces et photos

Ils en parlent

  • Positif

    Positif

    " Le Ciel est à vous est, avec Pontcarral, un des rares films politiques de l'époque. Enfant chéri du front populaire, l'aviation ne doit plus être un passe-temps réservé à une élite mais appartenir à ces orphelins qui passant et repassant introduisent et concluent le film. Grémillon s'attaque aux structures familiales et à une vie ferméé, préfère un avenir ouvert sur le progrès et le bonheur. Le bouleversement des traditions (l'homme au foyer, la femme au danger) attire la colère du village mais aboutit au succès.

    Film révolutionnaire, Le Ciel est à vous réclame le renversement des valeurs traditionnelles. Le fait que Vanel et sa femme soient des amateurs peut aussi apparaître comme une prise de position en faveur des résistants isolés, désorganisés mais qui agissent sans attendre des ordres qui ne viennent jamais."

    Stéphane Levy-Klein (Mars 1973), Positif
  • Cinématographe

    Cinématographe

    " Vingt ans avant Jacqueline Auriol, l'épouse d'un garagiste (...) est saisie par la passion de l'aviation, jusqu'à tenter de battre un record de distance. Jean Grémillon, dont le talent est tout sauf volubile, s'accomode parfaitement de cette histoire lyrique. Il y perce un peu de grandiloquence; c'est sans doute qu'avec Madeleine Renaud, l'enthousiasme frise le mysticisme (...) Sadoul (et d'autres) ont cru reconnaître la France résistante dans ce troisième film "occupé" de Grémillon. On voit pourtant mal ce que Vichy aurait pu lui reprocher."

    François Cuel, Cinématographe
  • Comoedia

    Comoedia

    " C'est une foule de détails qui viennent circonscrire, comme par des touches subtiles, le motif central, un ménage uni, confiant, vaillant jusqu'à l'héroïsme sans le savoir. Il y a dans ce prosaïsme une sorte de poésie de haute classe dqu'il n'est pas aise de libérer. On pénètre dans ce film par l'escalier de service. La cuisine, la chambre, la poussière sur les objets, les objets eux-mêmes, les plus modestes, deviennent des personnages à la manière d'Ibsen (on se souvient de la Tour de “Solness”, de la boite aux lettres de “Maison de poupée”), ou c'est encore l'avion familial mis au point la nuit dans le garage ou le piano de la fillette qui sont préposés à jouer un rôle considérable.

    Cette esthétique est à l'antipode de l”école russe avec ses angles rares, de la manière expressionniste allemande ou du confort ouaté du film américain. Le style de Grémillon est, ici, essentiellement français, selon la tradition d'un renoir, d'un René clair qui, l'un des premiers, a jeté les bases de notre école contemporaine, à la manière aussi d'un Bernard-Deschamps, dont Monsieur Coccinelle procède d'une même essence (…)

    Au fond, Le ciel est à vous constitue un vaste poème d'amour, d'amour réciproque, humble et total (…) On s'en aperçoit à peine tant l'idée, ici est une résultante. Les petits côtés des choses cachent les grandes, c'est pourquoi ce film éveille en nous de profondes résonances et fait réfléchir. Il est riche d'une observation constante, fine et malicieuse. Le portrait de la belle-mère qui récrimine sans cesse, est un modèle du genre et l'on sent que Grémillon musicien (à qui l'on doit le commentaire musical de son propre film Tour au large) s'est amusé, voire vengé de la stupidité du petit bourgeois dès qu'il s'agit de musique. La chute du piano lors du déménagement, l'achat d'un nouvel instrument où le choix du meuble a failli survlasser les préoccupations de timbre, la petite pierre, que dis-je, le pavé métaphorique qu'il lance sur les trompettes d'Aïda, tout cela porte sa griffe, comme elle se retrouve dans le souciconstant de faire jouer à la musique au rappel de certains effets sonores (chute du piano), à la chanson populaire, un rôle constructeur des plus importants."

    Arthur Hoérée, 02/01/1944, Comoedia

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  • joffreym au sujet de : Salaam Isfahan

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