Drive
Acteurs
avec Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston, Albert Brooks, Oscar Isaac, Ron Perlman, Christina HendricksPitch
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Acteurs :
- : Driver
- : Irene
- : Shannon
- : Bernie Rose
- : Standard
- : Nino
- : Blanche
Equipe du film :
- : Nicolas Winding Refn
- : Hossein Amini
- : James Sallis
- : Newton Thomas Sigel
- : Cliff Martinez
- : Matt Newman
- : Elizabeth Mickle
- : Erin Benach
- : David Lancaster
- : Gary Michael Walters
- : Linda McDonough
- : Jeffrey Stott
Date de sortie :
- inédit
Informations techniques :
- Couleur
- Long metrage
- Anglais
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
-
Première
"Miracle : Drive, hâtivement présenté comme un pastiche des thrillers 80’s de William Friedkin et de Michael Mann, propulse enfin son auteur vers la stratosphère des grands. Comme Walter Hill dans Driver (1978), le cinéaste danois isole les figures stylistiques du western à l’intérieur d’un cadre urbain en faisant de son héros un cow-boy mélancolique et laconique, totalement melvillien. Qu’il saisisse un demi-sourire sur le visage de l’acteur ou le filme simplement de dos, au ralenti, et c’est un cataclysme. Gosling, magnétique, ravive le souvenir d’anciennes icônes (de Robert De Niro dans Taxi Driver à James Dean dans La Fureur de vivre en passant par Kurt Russell chez John Carpenter) et incarne comme personne le samouraï stoïque qui succombe au regard transi d’une femme en détresse (Carey Mulligan). Ce regard-là, c’est aussi celui de Winding Refn, qui filme l’ange Gosling, à la fois exterminateur et protecteur, dans le même état de cristallisation amoureuse que son héroïne. Grâce à cette osmose, Drive, polar ultra burné, carbure au féminin. Au fond, le vernis sanguinolent de la série B n’est qu’un cache-sexe qui dissimule la romance entre deux amants maudits dans le tumulte d’un Los Angeles à la fois interlope et cotonneux, à la recherche d’un éden à des années-lumière de ce monde. La beauté de Drive réside finalement dans cette fusion rose bonbon et noir désir, dans ce mélange de délicatesse et d’ultraviolence qui pourrait célébrer les noces entre Sofia Coppola et Quentin Tarantino."
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Libération
"... il n’a pas d’identité, mais une fonction : pilote. Et lorsqu’on lui demande ce qu’il fait dans la vie, il répond d’un laconique «I drive». Généralement, il conduit pour le compte des autres, que leurs requêtes soient légales ou délictueuses : jusque dans les activités professionnelles de son héros, Drive tresse sa boucle virtuose et exaltante par-delà le bien et le mal. L’homme fournit son service de chauffeur expert et basta.Son avantage compétitif sur la concurrence : sa fiabilité millimétrée, son détachement mental, cette aura zen et presque aristo qui le fait avancer sur l’asphalte comme une lame découpant la soie.
D’une certaine façon, tout Drive tient là : dans ce styling, cet habillage, cette construction lyrique sans timidité ni drame, cette autorité de velours. Que Ryan Gosling offre sa silhouette à ce héros stoïcien ne fait qu’ajouter au charme insondable du personnage. Mais, là encore, on aurait tort de surestimer sous Drive la piste secondaire d’un érotisme fétichisé. Si le pilote Gosling est en effet le centre diamantin du film, son point de magnétisme absolu, ce n’est pas tellement en vertu de son corps ou de son visage, mais bien du découpage, de la déconstruction auxquels Nicolas Winding Refn procède en l’observant. Sa nuque, son œil, ses mains sur le volant, voire son blouson (...)
Drive est un polar que l’on pourrait qualifier de cronenbergien dans son maniement de la violence (...) Dans une scène d’ascenseur appelée à devenir culte, Nicolas Winding Refn concentre pratiquement d’un même geste le premier baiser du film et la violence inouïe du killer renaissant. On ne sait plus si, à peine surgie, la terreur est ensevelie sous le cool ou l’inverse.
Mais ce dont on est sûr, c’est que le cinéaste reste jusqu’au bout un maître de l’attention : son ficelé d’expert donne à Drive cette consistance régulière et ferme que l’on voudrait rapprocher sans grivoiserie d’une matière érectile et surexcitée. Cela ne retire rien à la profondeur du film, à sa mélancolie, son ludisme sévère, amusant sans être gai, incurablement distancié et à certains égards dandy. Le blouson superlatif ne quittera pas le corps du Driver, mais finira le film moucheté de sang. Comme s’il avait été, tout ce temps, sa meilleure armure. Mais après tout, ne suffit-il pas de changer la monture du pilote pour en faire un authentique, un chevaleresque chevalier ? "
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Le Figaro
"Ryan Gosling, présence magnétique et jeu minimaliste, est de tous les plans. Regard bleu azur, allumette au coin des lèvres, blouson argenté avec scorpion brodé dans le dos , il est de la trempe des grands mâles silencieux, Steve McQueen et Clint Eastwood. L'acteur canadien, qui est à l'origine de Drive, a fait appel à Nicolas Winding Refn, auteur de la trilogie Pusher et de Bronson, pour conduire d'une main de maître cette adaptation de la nouvelle de James Sallis. Le réalisateur danois, très cinéphile, connaît ses classiques signés Michael Mann, Peter Yates ou Martin Scorsese, les réinterprète avec classe et adrénaline. Le tout sur une sublime musique électro, composée entre autres par Cliff Martinez. Drive, film crépusculaire, électrique et romanesque, est traversé par des éclairs de violence, à l'exemple de la scène d'ascenseur entre un tueur, Irene et « Driver »."























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